L’histoire du château de Gourdon aurait pu faire l’objet d’un article savant comme ceux que publie la Société des Etudes du Lot. Parce qu’au printemps dernier nous avons entendu Jean-Claude Soulié, professeur d’histoire à la retraite, nous faire traverser les siècles de cette ancienne ville, nous lui avons donné la parole.
« Gourdon, c’est un pech, ou c’était une colline comme il en existe tant en Bouriane avec ses chênes verts et ses pins maritimes » lance le conférencier. Originaire d’Anglars-Nozac, il a remonté le temps de son pays natal marqué par son passage d’enseignant au Lycée de Gourdon de 1982 à 1996. « L’origine du toponyme vient probablement du nom celtique de « gor » pour le corbeau. Très vite un habitat défensif s’est mis en place sur cet éperon rocheux fréquenté par les corbeaux. Le château de Gourdon dans sa version définitive se composait de deux tours, la tour basse et la haute ou tour du mirail, celle par laquelle on pouvait surveiller l’horizon. Les premiers seigneurs de Gourdon sont connus à travers une charte datant de 839. Le premier à fonder la lignée est certainement Géraud III de Gourdon qui vécut au Xe siècle. Ensuite, on sait que deux familles seigneuriales se partageaient la copropriété du château. Mais les deux coseigneurs passaient le plus clair de leur temps dans d’autres demeures, probablement plus confortables, à Milhac et à Salviac. En leur absence, l’administration de la ville était confiée à un viguier, officier de justice qui avait notamment pour rôle de percevoir les taxes jusqu’à ce que les consuls s’en occupent.
Au moyen âge, 4000 personnes vivaient dans l’enceinte
que représente aujourd’hui le tour de ville
Au moyen-âge, la ville était très peuplée. Dans l’enceinte que représente aujourd’hui le tour de ville, on a estimé que vivaient 4 000 personnes. Le tour de ville correspond aux fossés comblés au XIXe dans lesquels, à défaut d’y trouver de l’eau, on avait planté des pieux et où poussaient des buissons. L’activité économique de Gourdon a longtemps été fondée sur la fabrication de … pour poursuivre la lecture de ce reportage, commandez le magazine ici : https://direlot.fr/boutique/direlot/direlot-253-mai-juin-2020/
Texte et photos Pierre Sourzat

