Le vendredi 20 mars 2026, le sylvopastoralisme a réuni éleveurs et propriétaires forestiers sur le terrain. Une vingtaine de participants se sont retrouvés à la ferme des Alix à Rocamadour pour une rencontre technique consacrée à cette pratique encore peu connue, qui associe gestion forestière et pastoralisme.
L’objectif de cette rencontre ? Comprendre comment faire cohabiter arbres et troupeaux, sans compromettre ni la régénération des forêts ni la disponibilité de la ressource fourragère. À l’initiative du Centre National de la Propriété Forestière (CNPF) d’Occitanie, de la Chambre d’Agriculture du Lot, du PETR Figeac Quercy Vallée de la Dordogne — en charge de la Charte Forestière — et du Parc-Géoparc des Causses du Quercy, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de l’année internationale des pâturages et des éleveurs pastoraux.
Sur le terrain, le concret a parlé. Trois parcelles forestières, pâturées par un même troupeau mais gérées différemment, ont servi de support aux échanges. Résultat : une évidence partagée, celle d’une gestion différenciée des espaces pour permettre la régénération forestière et le renouvellement de la ressource fourragère.
Au fil du parcours, plusieurs enjeux ont émergé : la prise en compte des effets du changement climatique dans le renouvellement des taillis de chênes pubescents, le maintien d’un couvert arboré suffisant après une coupe d’éclaircie, la valorisation économique du bois issu de ces interventions, ou encore la gestion de l’embroussaillement et le maintien de la biodiversité. Autant de sujets qui dessinent les contours d’un modèle agricole et forestier plus résilient.
Les échanges ont permis de mettre en lumière des leviers concrets, comme les Associations Foncières Pastorales (AFP), qui facilitent l’accès au foncier. D’autres outils comme les plans simples de gestion sylvicole et les plans de gestion éco-pastoraux peuvent également venir appuyer les propriétaires dans la gestion de leurs forêts pâturées.
Dans les mois à venir, de nouvelles perspectives pourraient accélérer cette dynamique. Le déploiement du dispositif de financement Sylv’ACCTES par le PETR, ainsi qu’une étude en cours menée par la Chambre d’Agriculture du Lot, devraient apporter des solutions techniques et financières pour relancer le sylvopastoralisme sur les Causses.
Une piste d’avenir, à la croisée des enjeux agricoles, forestiers et climatiques.

