La vie des « vedettes » à succès, n’ayant que rarement de besoins financiers, n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Pour preuve celle de cet « Enfant de Figeac », qui parti d’un magasin de cycles et de matériel agricole, rencontra les femmes les plus belles et s’étala sur les écrans du monde entier. Si Charles Boyer connut la gloire, il vécut aussi dans la peine ; celle de la perte son fils unique, celle encore de l’agonie de son épouse Pat, victime d’une maladie incurable. D’où son propre suicide dans une ville lointaine des États-Unis.
Charles Boyer ne vivait que pour les siens. Dans le tourbillon de la vie hollywoodienne, il symbolisait l’équilibre, l’honnêteté et la constance. Ayant tenu dans ses bras les stars les plus célèbres, aux amours les plus tourmentées, il était le mari fidèle, l’ami sûr. Il ne laissait s’écouler de semaine sans envoyer à sa mère une lettre dans laquelle il se voulait rassurant, avant de confier ses chagrins et ses espoirs.
À sa femme, il vouait le plus grand respect, témoignait le plus profond attachement. À son fils il s’efforçait d’inculquer les plus grands – ceux de son enfance – principes moraux. Sa fierté était alors de rendre compte des progrès scolaires de Michael, d’annoncer ses premiers pas professionnels, de prédire sa réussite. « – Michael est la plus grande œuvre de ma vie », disait-il, sans retenue, aux journalistes.
Le jour où tout a basculé
Le 23 septembre 1965 marqua la fin du French Lover, du séducteur international, de l’acteur de théâtre, de cinéma et de télévision bien connu. On devait revoir Charles Boyer sur les écrans, mais dans la vie de tous les jours n’évoluerait plus que son ombre. Qu’arriva-t-il en ce jour maudit ? La mort accidentelle du jeune…Des articles passionnants sur le territoire lotois, des rencontres insolites, des idées d’escapades, tout le LOT est dans DIRELOT Magazine. Abonnez vous dans notre boutique en ligne ! Le numéro comportant cet article est toujours disponible ici : https://direlot.fr/boutique/direlot/direlot-248-juil-aout-2019/
Textes Guy Chassagnard – Illustrations Ed. Segnat

