C’est à Mercuès, en vallée du Lot, au 887 rue Laringade , que Grégoire a choisi d’ancrer son activité. Depuis le 1er avril, ce passionné de la petite reine a transformé son propre garage en un atelier de réparation de proximité nommé « G’Vélo ». Portrait d’un artisan audacieux qui a su lier rigueur manuelle et histoire familiale.Rien ne prédestinait initialement Grégoire à ouvrir un atelier de cycles, si ce n’est un amour profond pour le travail manuel.
Après la perte de son emploi d’électricien, cet artisan aux multiples facettes s’est interrogé sur son avenir. Fort d’un bagage technique solide — un CAP Menuiserie, un CAP Charpente, un Bac Pro Assistant d’Architecte et un niveau BTS Bâtiment qui l’a mené à exercer comme conducteur de travaux près de Toulouse —, le choix de la reconversion s’est naturellement orienté vers sa passion de toujours : le vélo.
Pourtant, au-delà de la pratique sportive (dans laquelle sa famille baigne depuis toujours, sa mère l’emmenant déjà sur des courses alors qu’elle était enceinte de lui, tandis que son frère et sa sœur ont tous deux été champions régionaux), c’est l’aspect technique qui l’anime. « J’ai un peu plus aimé le réparer en soi qu’en faire des fois », confie-t-il. Désireux de faire les choses dans les règles de l’art, il a suivi une formation qualifiante de deux mois et demi pour acquérir tout le bagage nécessaire et s’installer.
D’où vient le nom G’Vélo ? « C’est un nom trouvé un soir autour du canapé, un peu comme une boutade avec des proches. Le « G » pour Grégoire, bien sûr. C’est resté parce que tout le monde a trouvé ça génial et que ça fonctionne ! »
L’art de concilier deux activités avec flexibilité
Lancer son entreprise demande de la stratégie et de la résilience. Pour sécuriser ses débuts, Grégoire conjugue aujourd’hui son activité d’indépendant avec un poste à mi-temps à la Mairie de Calamane. Ce rythme lui offre le parfait équilibre pour tester et développer sa clientèle tout en gardant une stabilité financière.
Cette double vie professionnelle dicte des horaires bien précis, pensés également pour préserver sa vie de famille, notamment les samedis qu’il consacre une fois sur deux à la garde de ses jeunes filles lorsque sa compagne travaille.
Un atelier sans distinction, du vélo de grand-père aux modèles de course
Chez G’Vélo, il n’y a aucune sélection ni élitisme. Qu’il s’agisse d’un vélo de course haut de gamme à 10 000 euros ou du vieux vélo sentimental d’un grand-père estimé, Grégoire accorde la même minutie à chaque machine. Pour lui, la valeur affective l’emporte et mérite que l’on se pose des questions pour réparer plutôt que de jeter.
L’atelier prend en charge tous types de vélos pour des réparations mécaniques globales (transmission, freinage hydraulique, réglages divers). Une seule exception technique subsiste pour le moment : la partie purement électronique et la motorisation des vélos à assistance électrique (VAE), pour laquelle il n’a pas encore effectué la formation spécifique. Il s’occupe néanmoins sans problème de toute la partie mécanique de ces derniers.
Des projets d’avenir ancrés dans le service de proximité
Grégoire ne manque pas d’idées pour faire évoluer G’Vélo. À terme, il souhaite développer le montage personnalisé de vélos à partir de cadres nus, permettant ainsi de s’adapter précisément au budget de chaque client en priorisant certains composants pour les faire évoluer plus tard.
Un autre projet de taille lui tient à cœur : l’acquisition d’un camion utilitaire aux couleurs de l’entreprise. Ce véhicule lui permettra de proposer un service logistique complet à domicile, en venant chercher le vélo chez les clients rencontrant des difficultés de transport, avant de leur rapporter une fois la prestation effectuée.
📌 Infos Pratiques de G’Vélo :
- Adresse de l’atelier : 887 rue la Ringade, Mercues
- Ouverture fixe : Mercredi et Jeudi (9h00 – 12h00 / 13h00 – 18h00)
- Sur rendez-vous : Lundi, Mardi, Vendredi et Samedi (selon disponibilités) : ateliergvelo@gmail.com
