Le comité « loup et activités d’élevage » s’est réuni le 19 juin 2026 sous la présidence de Julia LE FUR, directrice de cabinet de la préfecture du Lot, afin de faire un point précis sur la situation dans le département et sur les mesures d’accompagnement destinées aux éleveurs.
Présence du loup : où en est-on ?
Depuis le début de l’année, un seul constat de dommage sur un troupeau n’a pas permis d’écarter la responsabilité du loup. Pour autant, aucun élément tangible ne confirme formellement la présence de l’animal dans le Lot à ce stade. La vigilance reste toutefois de mise. Les autorités rappellent l’importance de signaler immédiatement tout dommage suspect sur un troupeau via un numéro unique joignable 24h/24 : 06 61 65 73 81.
Des subventions de l’État pour protéger les exploitations
Pour soutenir le monde agricole, différents dispositifs de financement sont activés dans le département :
- Pour l’ensemble des éleveurs ovins et caprins du Lot : l’État subventionne les dépenses liées aux chiens de protection de troupeau (achat, entretien, stérilisation, tests de comportement et accompagnement technique).
- Pour les éleveurs situés en zone de prédation (Cercle 2 – soit 129 communes du Lot) : des aides renforcées sont disponibles :
- Financement à 80 % pour l’installation de clôtures électrifiées.
- Prise en charge à 100 % pour les études de vulnérabilité de l’exploitation.
- Prise en charge à 100 % pour l’accompagnement technique.
Attention, le temps presse pour bénéficier de ces soutiens maximaux. En l’absence de nouvelle prédation d’ici l’hiver, la zone éligible à ce large panel d’aides (le Cercle 2) pourrait être fortement réduite en fin d’année.
Texte : Vincent Besserve – Le 24/06/2026
Plus d’information sur : https://www.lot.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Agriculture.-foret-et-developpement- rural/Accompagnement-des-agriculteurs/Predation-et-degats-de-gibiers/Aide-a-la-protection-des- troupeaux-et-des-exploitations
A Savoir : L’arrêté ministériel du 23 février 2026 fait évoluer le statut de protection du loup et fixe les conditions et limites de sa destruction. Le loup reste une espèce protégée, mais une dérogation à l’interdiction de sa destruction permet de tirer légalement le loup de façon proportionnée aux attaques subies par les élevages. Les modalités de tir sont ainsi graduées en fonction de l’importance et de la récurrence des dommages subis, tout en respectant le quota national de prélèvements fixé pour garantir la conservation de l’espèce. Les déclarations préalables au tir de défense contre le loup sont possibles uniquement pour les éleveurs ovins/caprins des 129 communes du cercle 2 sur le site demarche.numerique.gouv.fr. Lors du comité « loup et activité d’élevage » du 19 juin, l’association Ferus a restitué le bilan du dispositif Pastoraloup mis en place dans les départements limitrophes pour aider les éleveurs à surveiller leur troupeau en zone de prédation.
Le comité Loup se réunira à nouveau au prochain semestre et au besoin en fonction de l’évolution de la situation.
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