Perchée sur son ilôt rocheux, la silhouette qui fait penser à un vaisseau échoué fut jadis une forteresse redoutable et redoutée. Son emplacement, choisi pour les obstacles naturels qui l’entourent, fut l’un des atouts de l’invulnérabilité du château de Gavaudun, mais pas le seul. Rescapé des époques parmi les plus tourmentées de l’Histoire, le donjon livre les secrets d’un système défensif à la pointe de ce qui se pratiquait au Moyen-Age. A n’en pas douter, l’édifice a dû donner bien du fil à retordre… à ses assaillants mais aussi à ses bâtisseurs !
La vallée de la Lède fut de tous temps occupée par l’homme. La petite rivière, voie de transit entre les vallées du Lot et de la Dordogne, a creusé un défilé dans les falaises où des traces attestent une occupation humaine dès l’époque magdalénienne. Bien plus tard, des Gaulois d’une tribu nommée « Gabales » s’installèrent sur le plateau. Lors de la conquête romaine, le lieu prit le nom de Gabales dunum, « colline des Gabales », qui devint Gabaldun, Gabaudun et enfin Gavaudun.
En ce lieu situé au plus étroit de la vallée, passage obligé sur le seul axe de circulation entre Agenais et Périgord et sur la voie Guyenne-Auvergne (la voie empierrée est toujours visible par endroits), il n’est pas étonnant qu’au Moyen Age fut bâti un château fort en guise de verrou.
Plusieurs siècles de tourments
On sait peu de choses sur la vie du château jusqu’au XIVè siècle, si ce n’est l’époque de sa toute première construction, le XIè, dont ne subsiste que la base du donjon, et qu’il fut alors un repaire d’hérétiques du mouvement « henricien » précurseur de la religion cathare, brigands notoires. Ils furent chassés en… Découvrez l’article intégral en commandant le magazine ici : https://direlot.fr/boutique/itinerances/hs-itinerances-vallee-du-lot-n1/
Textes et photos : Christine Hoden

