Changement climatique, biodiversité, ressources naturelles, énergie, gestion des déchets… souvent associés à l’extension urbaine, les enjeux environnementaux sont tout aussi présents dans l’espace rural. Exemplaire et innovant, le dispositif lotois pour la réduction et la valorisation des déchets ménagers par le tri et l’organisation de filières de recyclage, propose un modèle où l’innovation est autant technologique qu’un état d’esprit de bâtisseurs générant initiatives et solidarités territoriales.
Si la France ne devait retenir le nom que d’un seul de ses préfets, ce devrait assurément être celui d’Eugène Poubelle. Juriste, administrateur et diplomate, ce serviteur de l’Etat a confié son patronyme à la Nation pour désigner le fameux récipient muni d’un couvercle et destiné à contenir les déchets ménagers. Ce que l’on sait moins, c’est que l’initiateur de l’arrêté de 1884, destiné à améliorer l’hygiène en obligeant les propriétaires d’immeubles parisiens à mettre ce récipient à la disposition de leurs locataires, avait vu bien plus loin. Monsieur Poubelle y prévoyait trois compartiments, un pour les papiers et les chiffons, un pour les matières putrescibles et un pour le verre, les faïences et les coquilles d’huitres. Pourquoi ? Parce que cette séparation permettait de récupérer et recycler les uns, sans qu’ils soient pollués par les autres.
Dommage qu’il ait fallu attendre un siècle pour considérer ces dispositions… Alors que les hommes préhistoriques semblent bien avoir mis de côtés certains déchets alimentaires pour en faires outils, armes ou bijoux, notre société, dite moderne, s’est contentée d’organiser la collecte des déchets. Sans considérer la « société lotoise » comme préhistorique, l’esprit pratique dont elle a fait preuve en matière de tri des déchets, voilà un quart de siècle, réconcilie l’homme dans son lien vital avec la nature. Un lien qui occupe aujourd’hui une bonne partie des débats publics, avec l’avenir de la planète en ligne de mire.Chargées, comme partout en France de la collecte des déchets ménagers, les collectivités lotoises étaient confrontées à un épineux problème : que faire de ces déchets ? A l’heure où la suppression des décharges s’inscrivait dans la loi, plutôt que de suivre un éventuel modèle venu d’ailleurs, elles ont puisé dans ce que Gérard Miquel, désigne par le « bon sens ». Elu local très impliqué sur la question des déchets, l’initiateur de la réponse lotoise s’est appuyé sur un bon sens à forte inspiration rurale en liant responsabilité et… pour lire le Dossier Spécial en intégralité, commandez le magazine ici : https://direlot.fr/boutique/direlot/direlot-244-nov-dec-2018/

