Photo Lot Tourisme C. Novello / Texte Monique Mahenc pour DireLOT magazine
Les dolmens que l’on rencontre un peu partout dans la campagne quercynoise ont suscité, depuis longtemps, l’imagination. Une multitude de légendes s’y rattachent. L’une des plus répandue attribue la présence de mégalithes à la force surhumaine des géants ; eux seuls ont pu être capables de transporter des pierres colossales, pesant parfois plusieurs dizaines de tonnes. De la bouriane au figeacois en passant par le causse central et le sud Quercy, voici quelques curiosités à découvrir pour entrer vous aussi dans la légende.
EPISODE 1
A Lentillac-Lauzès, le dolmen nommé « Lou Tombel del Gaïan » aurait été érigé par un géant qui porta les deux orthostats sous les bras et la table sur la tête avec la pierre de chevet pour coussin.
Du côté de Montcuq, un géant qui vendait des moutons aurait été enterré pas ses assassins dans le diolmen nommé la « Peyro del Joyon ».
Des géants et des fées
Les géants étaient aussi constructeurs de mégalithes afin de donner une sépulture à d’autres géants. Lorsque de grands squelettes furent retrouvés sous d’imposants dolmens, les tombes prirent le nom de « Tombe du Géant ». C’est le cas à Septfonds, en Tarn et Garonne. Non loin de là, à Bruniquel et à Saint-Cirq, un dolmen a d’ailleurs été baptisé « Pierre du Géant ».
« On raconte que des fados, vêtues de blanc et lumineuses, sortiraient du Gouffre de Padirac à minuit et iraient danser dans les alentours des dolmens de Gramat… »
Gargantua, célèbre héros de Rabelais, est le plus connu des géants ; on retrouve son nom sur de nombreux sites. Certains mégalithes sont même associés à son corps. C’est une indigestion, lui donnant un besoin pressant, qui serait à l’origine du nom donné à l’énorme tumulus qui se trouve à Gramat, à proximité du champs de courses ; celui-ci s’appelle « L’Etron de Gargantua »
Les fées, également, prennent part aux dénominations des mégalithes qui leur auraient parfois servi de demeures.
Certains dolmens sont même baptisés « Los Oustals de los fados » ce qui signifie la « Maison des fées ». Au siècle dernier, dans le Rouergue Quercynois, les paysans ôtaient leur béret et les femmes se signaient en passant devant certains monuments mégalithiques…la suite dès lundi prochain. D’ici là, portez vous bien et n’hésitez pas à nous aider en commandant nos magazines en version PDF ou papier directement dans la boutique du site.

