Le patrimoine n’appartient pas à l’Histoire, il est vivant et se transmet. Les monuments sont restaurés et entretenus, les maisons elles aussi doivent continuer leur vie sans effacer leur passé. Toutefois, habiter au XXIè siècle une maison bâtie au Moyen-Age, portant les traces de son évolution au fil du temps comme si elle avait déjà connu plusieurs vies, est un privilège et un plaisir à la condition qu’elle sache s’adapter aux normes de la vie contemporaine. C’est là tout l’enjeu d’une rénovation réussie.
En secteur sauvegardé, les bâtiments sont protégés et tous travaux soumis à autorisations et suivi des Bâtiments de France. « Souvent, pour un propriétaire, les mots « protection » et « Bâtiments de France » riment avec contraintes et interdits » explique Laure Courget, directrice du service du Patrimoine de la ville. « Mais leurs corollaires positifs sont qualité et savoir-faire. L’intervention de spécialistes aboutit à des résultats dont ne peut que se réjouir et s’enorgueillir le propriétaire. »
La rénovation d’un habitat en centre ancien est un exercice délicat qui implique la prise en compte de plusieurs dimensions : le passé du bâti c’est-à-dire son architecture, sa typologie, ses matériaux, son habitabilité au présent avec tous les éléments du confort moderne, et aussi sa capacité de vie future : une rénovation réussie doit donner au bâti les armes pour continuer de vivre demain.
Le patrimoine au centre de la politique urbaine
« S’il est un atout touristique, le patrimoine de notre centre ancien n’est pas fait seulement pour être regardé. La ville et les maisons ont été habitées avant nous, elles le seront après nous. Nous devons préserver cet héritage que nous transmettrons aux générations suivantes. Cet enjeu représente un double challenge : faire qu’au XXIè siècle une ville bâtie au… vous aimez le LOT et désirez en savoir plus sur l’histoire, l’arhitecture, la culture et la nature de la région ? Abonnez vous à DIRELOT Magazine ici : https://direlot.fr/boutique/abonnements/abonnement-12-numeros-hors-serie/
Textes et photos Christine Hoden

