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À voir & à vivre

« MÉTAMORPHISMES » Exposition de photographies de Jérôme Morel

par Vincent Besserve 4 juin 2021
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L’exposition « MÉTAMORPHISMES » est présentée dans les locaux de A+B COMMUNICATION à Cambes jusqu’au vendredi 6 août 2021. Entrée libre et gratuite. Horaires : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h.

De la survivance singulière d’un passé…

« Couleur campagne », l’un de ses albums photographiques, révèle un trait caractéristique de la personnalité de Jérôme Morel : un artiste attaché au monde rural, mais pas n’importe lequel. Géographe de formation et plus particulièrement tourné vers l’environnement, ce photographe spécialiste du paysage, du patrimoine, du reportage et de la vue aérienne par drone compte plusieurs cordes à son arc. Dès l’enfance, il rêvait de faire de la photo. Il n’a pas arrêté de solliciter son père jusqu’à ce que celui-ci lui offre un appareil à l’âge de 6 ans, avec lequel il a commencé à photographier des vieilles voitures. C’est dire combien cette passion lui est chevillée au corps. Ses photographies, un brin nostalgiques, nous parlent d’un temps empreint de souvenirs qui ont forgé le caractère du pays. Elles nous révèlent les traces d’une vie révolue, intensément survivante, comme un feu sous la cendre qui ne demanderait qu’à reprendre.

Photographe de la ruralité, Jérôme sillonne les routes du sud-ouest pour en capter la lumière, garder une trace des petites pierres, des herbes folles, des gestes quotidiens, jusqu’aux poussières d’étoiles la nuit. Pour faire partager son regard, il crée les Éditions de la Cévenne, à Douelle dans le Lot, maison d’édition spécialisée dans les cartes postales haut de gamme. Ses photographies se sont alors répandues à travers la région, de librairies en maisons de la presse, de boutiques touristiques en magasins du terroir.

Dans son oeuvre, transparaît tendresse, qualité de vie et simplicité. Derrière l’objectif, un attachement viscéral au pays, à la proximité, un oeil attentif à ce qui se vivait chez nous il n’y a pas si longtemps encore. Il ne cache pas alors son inquiétude sur l’évolution de l’agriculture et de la ruralité en général. Il s’insurge contre le productivisme, la fermeture des services publics, la désertification qui gagne du terrain, l’appauvrissement de l’écosystème : Jérôme Morel, photographe résistant ! Tout ça, c’est peut-être ce que vous saviez déjà.

L’autre face de son travail, depuis l’âge du lycée (les copines de classe ont joué le jeu de la pose à l’époque), c’est la photo de nu. Il s’intéresse très tôt à la représentation du corps féminin au travers des Arts et de l’Histoire (des transpositions pariétales à celles d’aujourd’hui). Longtemps, il s’est consacré au nu en noir et blanc, avec des tirages argentiques sur papier baryté. Les femmes étaient très souvent photographiées dans des espaces naturels, un peu à la manière de la « photographie naturiste » assez répandue au milieu du 20ème siècle.

… à la technologie au service de l’image artistique

Converti à la photo numérique sans enthousiasme au départ, Jérôme s’est finalement bien accommodé des nouvelles technologies de l’image. Ses photos évoluent, s’adaptent et le travail continue.

En 2014, un iPhone lui tombe dans les mains. Avec ce nouvel objet « sophistiqué » et invasif qui se prête à la facilité et au raz-de-marée d’images, Jérôme, par défi, joue en vrai photographe : voilà une belle leçon opposée au mitraillage compulsif et sans intention qui diffracte le réel à tout va.

Dans la continuité de sa recherche sur le nu, il monte en 2015 une exposition réalisée exclusivement avec son « photophone » et les applications de retouche d’images. Cela donne des instantanés 12×12, comme un journal intime et tendre que l’on retrouverait après bien des années, négatifs endommagés, couleurs un peu fanées, rejouant les années 68 et leur candeur hédoniste, ce temps où nous allions nus pour un oui pour un non, revendiquant un naturel de bon sauvage. Il n’était pas né alors, mais son télescopage entre le high-tech et le suranné restitue la fraîcheur de ce temps-là. Ce travail, nommé « iNudes », est présenté à Toulouse une 1ère fois, puis lui ouvre les portes d’Arles et de la presse photo nationale.

En 2019, les chemins de Jérôme et de Magali Penna se (re)croisent. Ils se connaissent déjà un peu, sans plus (Magali avait posé pour « iNudes »). Ils se découvrent, s’enflamment l’un pour l’autre et décident rapidement de partager leurs vies. Naturellement il la photographie, parfois par facilité avec son iPhone. Sensible au subtil, à la création et au collectif, Magali partage son temps entre le métier d’infirmière en psychiatrie et différentes pratiques artistiques et/ou spirituelles, passant du clown au chamanisme, des arts graphiques aux danses de conscience. Elle suit une formation qualifiante en Life Art en France et en Californie de 2017 à 2019. Cette discipline donne la parole au corps en créant un dialogue entre le mouvement dansé, le dessin et l’écriture. Sous différents niveaux de conscience, la créativité emmène alors dans un parcours où le corps dévoile ses symboles, ses métaphores et sa sagesse, un moment où l’artistique, l’intime et le personnel se nourrissent les uns des autres. Durant cette période, elle dessine et peint intensément.

Découvrant ce travail graphique, Jérôme a l’idée de photographier les oeuvres de Magali pour les projeter ensuite sur son corps et les re-photographier. Il réalise un test de superposition au
« photophone ». C’est en poussant cet essai un peu plus loin, pris au jeu de l’exploration technologique, qu’est né le processus artistique de « Métamorphismes », combinant les arts visuels et numériques.

« Métamorphismes »

Ce terme, issu du vocabulaire de géologie, regroupe l’ensemble des transformations subies par une roche sous l’effet des modifications des conditions de température ou de pression. Ces évolutions texturales et structurales amènent à une réorganisation des éléments dans la roche, modifiant les compositions et apparences de la matière.

Métamorphisation de l’élan créatif se fixant à un moment précis comme une lave qui se fige ; métamorphisation d’images se révélant par le biais du jeu de composition, métamorphisation du temps, des éléments, des esprits, des générations grâce aux pouvoirs imaginatifs ; métamorphisation des facettes d’une femme en constante (r)évolution, comme les cycles de la nature qui s’enchaînent à l’infini ; étamorphisation de deux êtres aux constructions parfois opposées alchimisant leurs vies.

Juxtaposées, imbriquées, torturées : c’est le traitement qu’ont subi les images de cette exposition, métissage de photos de Magali nue et de ses oeuvres (fils conducteurs de cette création), de photos préexistantes et autres textures recherchées à dessein.

A nouveau sous les à-coups de l’iPhone comme seul outil, les superpositions et triturations ont abouti à une métamorphose des photos originelles qui évoque parfois la transformation des roches. Mais à force d’interventions, ces images exposées sont-elle encore des photos ? Métamorphismes !


Pourquoi la Super Galerie d’Expression Graphique

« Faut-il comprendre l’art pour l’aimer ? ». Cette citation issue d’une affiche de René Magritte (artiste belge surréaliste) résume parfaitement l’état d’esprit qui anime la sgeg (Super Galerie d’Expression Graphique) voulue par Éric Jacquart, propriétaire de A+B COMMUNICATION à Cambes. Sa passion pour l’art est notamment liée à son ancienne profession de commissaire- priseur. L’art contemporain se doit d’être dans la rue et non pas à la seule portée des collectionneurs privés et d’amateurs d’installations conceptuelles. Loin des grands noms comme Jeff Koons, Maurizio Cattelan, Anish Kapoor, Olafur Eliasson ou Paul McCarthy qui remportent des records de vente en faisant parfois scandale, il existe partout de nombreux artistes non médiatisés qui méritent aussi qu’on prête attention à leur travail. Le graphiste de A+B COMMUNICATION Thierry Bayle est lui-même photographe à ses heures perdues. Il a eu le premier l’idée de créer une galerie dans les locaux de A+B COMMUNICATION. Quel meilleur lieu en effet qu’une TPE qui valorise elle-même toutes les formes d’expression graphique ! Avec la pandémie, le monde de l’art s’est réinventé et a imaginé d’autres espaces et types d’exposition. Cette envie et cette démarche nées bien avant l’arrivée de la COVID-19 prennent donc encore plus de résonance aujourd’hui à travers la création d’une galerie citoyenne au sein de l’agence de ommunication/imprimerie A+B permettant ainsi à des artistes d’Occitanie d’exposer leurs œuvres. L’art représente différentes formes d’expression graphique comme la peinture, le dessin ou la photographie. L’équipe de A+B COMMUNICATION propose de présenter tous les trimestres des artistes qui ont retenu son attention pour inviter le public à découvrir leurs univers.

Depuis trois ans, A+B COMMUNICATION collabore avec la Fondation Martell à Cognac qui soutient des artistes. L’entreprise vient de terminer la préparation visuelle des vitres du bâtiment de la Fondation avec des vinyles représentant des œuvres du designer autrichien Stefan Sagmeister considéré comme un des plus marquants du 21ème siècle. « Notre ambition est d’apporter une petite pierre à cet univers en donnant accès gratuitement à la création artistique pour le seul plaisir de l’œil », précise Éric Jacquart, propriétaire de A+B COMMUNICATION.

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